Apidae au service du papier : un support encore bien vivant !

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Il faut se rendre à l'évidence, la lecture est de plus en plus orienté vers les écrans. Sans aucun doute.

 

Mais quelle lecture ?

Le livre numérique :

  • Il ne représente en 2017 que 7,6 % des ventes des éditeurs, chiffre en progression de 10 % par rapport à l'année précédente.
  • Sur ces 7,6 % de ventes, les livres professionnels, universitaires et scolaires représentent 35 % (source : syndicat français de l'édition);

La presse :

  • En 2017, la lecture de la presse numérique est passée devant la lecture papier (source : étude One Global de l'ACPM).
  • Le print garde cependant ses fidèles : 45 % des lecteurs lisent exclusivement la presse sur papier, contre 20 % pour les exclusifs sur ordinateurs et 15 % pour les exclusifs sur mobiles.
  • 74 % des Français lisent au moins une fois par mois la presse en version numérique. Et parmi eux, ils sont plus nombreux à utiliser le mobile (41 %) que l’ordinateur (40 %), ce qui constitue ici encore une première. La tablette représente 19 % des lectures numériques.

La lecture d'internet ?

Elle se fait principalement sur Smartphone chez les plus jeunes  mais les seniors ne sont pas en reste. Si 90% des 15-24 ans sont connectés au web sur leur Smartphone, ils sont 54 % dans la tranche d'âge 50-70 ans. Le contenu de la lecture est bien différent selon les tranches d'âges. Un ado peut émettre et lire plus de 500 textos par jours  !! Un fil d'actualité, de facebook ou Twitter va représenter un volume de lecture considérable chaque jour.

 

Alors pourquoi le papier résiste si bien ?

Sa résistance serait-elle un phénomène uniquement générationnel ? Non.  Le papier est un support sensuel dont la forme, l'odeur et la texture parlent à nos émotions ? Certainement, mais cela ne suffit pas. Alors quoi ?

 

La confiance en l'information !!

La lecture sur écran , à cause des liens hypertexte, des images cliquables, de la pub dont nous ne maîtrisons pas toujours l'affichage, amène à une pensée "en réseau" dans un espace sans fin qui rend la lecture plus difficile.

En revanche, la lecture sur papier se fait dans un espace finit qui favorise une pensée "linéaire".  Le papier met le lecteur à l'abri des flux incessants et des sollicitations multiples. Il met en échec le culte de la vitesse et la perte du sens critique. 

 

Est-ce que ces affirmations sont vérifiables ?

Une récente étude de l'institut Toluna sur 1000 américains et 500 anglais donne quelques éléments de réponse (étude disponible en anglais uniquement).

L'objectif de l'étude : "déterminer si la praticité et l’immédiateté des communications numériques avait instauré ou non un changement dans les habitudes de lecture."

 

Quelques résultats chiffrés :

  • 88 % des consommateurs interrogés pensent mieux comprendre, retenir et utiliser l’information lorsqu’ils la lisent sur papier.
  • 81 % se sentent plus détendus à la lecture d’un imprimé.
  • 74 % estiment que les documents imprimés sont plus faciles à lire
  • Lorsque le contenu est complexe, 80 % des consommateurs préfèrent lire sur papier.
  • 23 % avouent être facilement déconcentrés lorsqu’ils lisent sur papier. Le chiffre s’élève à 42 % sur liseuse et grimpe à 66 % sur smartphone.

 

Bon. Mais quel rapport avec le tourisme et Apidae ?

Depuis plusieurs années, les professionnels du tourisme ont orienté leurs budgets vers le numérique au détriment du papier et ce de manière très significative. On assiste malgré tout actuellement à un recentrage de ce phénomène.

 Je vous renvoie pour cela à la lecture de l'article de Mérédith Bague sur le blog e.tourisme info, blog pourtant très orienté vers les nouvelles technologies mais qui ouvre là une réflexion tout à fait pertinente à propos du papier.

La question qui se pose aux acteurs du tourisme, et principalement aux offices de tourisme qui doivent répondre aux demandes quotidiennes des touristes, est double :

  • Comment conserver le papier alors que les budgets sont en baisse et que les missions des personnels sont multiples avec l'obligation d'être actif sur internet et les réseaux sociaux ?
  • Comment produire des documents de manière simple et efficace à partir de la saisie complexe dans Apidae ?

Le principe est d'abord de considérer Apidae comme une source unique de données, aussi efficace pour le web que pour la production de documents. Trop souvent, la saisie est faite avec des raccourcis que le web accepte mais qui interdisent toute utilisation performante dans la production de documents. Et trop souvent, la saisie est corrigée, pour l'édition, à l'extérieur d'Apidae ce qui freine la montée en qualité de la donnée utilisable par tous.

Ensuite, Apidae peut être connecté en temps réel à des applications spécialisées qui permettent d'envisager la documentation "sur mesure" pour répondre de manière plus ciblée aux demandes à l'accueil ou par mail et cela de manière qualitative.

Certaines permettent aussi facilement la réalisation de documents numériques que la production de documents destinés à l'impression offset.

 

Au sien de la plateforme, on dénombre environ 80 projets « usages print et e-brochures » à ce jour.

Plusieurs fournisseurs de services sont actifs dans le réseau :

-          Ed'it-Yourself by FO Design : 72 projets

-          Studiobis : 6 projets

-          Agence Mill : 2 projets

Au cours du séminaire du réseau fin novembre 2018, ce sujet sera abordé lors des ateliers. Si le sujet vous intéresse, checkez le programme !

À retenir

  • Depuis plusieurs années, les professionnels du tourisme ont orienté leurs budgets vers le numérique au détriment du papier et ce de manière très significative. On assiste malgré tout actuellement à un recentrage de ce phénomène.
  • La plateforme Apidae peut être connectée en temps réel à des applications spécialisées qui permettent d’envisager la documentation « sur mesure » pour répondre de manière plus ciblée aux demandes à l’accueil ou par mail et cela de manière qualitative.
  • On dénombre environ 80 projets « usages print et e-brochures » à ce jour.
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